Hypnose… Il faut le croire pour le voir, n’est-ce pas?

Dernière mise à jour : 16 févr.


Hypnose… Il faut le croire pour le voir, n’est-ce pas?

“Je ne sais pas si je suis convaincu. J’imagine que si l’on ne croit pas à l’hypnose, il n’y aura aucun résultat, n’est-ce pas…?” Voilà. Le ton était donné. A nouveau.

C’est étonnant (pas vraiment, en fait), mais cette réflexion est souvent émise par la gente masculine. Déformation de naissance, avec un cerveau bien plus cartésien que celui de leur contrepartie féminine, dirons-nous… même si des femmes, bien entendu, peuvent également parfois émettre de fortes réserves.

“En fait, non,” puis-je répondre à ce monsieur, extrêmement confiante, car j’avais un exemple très concret à offrir. “Il y a de nombreuses années, alors que je commençais juste à pratiquer l’hypnothérapie, j’ai eu l’opportunité de vérifier que l’hypnose fonctionnait même chez une personne ‘récalcitrante’. Mme C., une dame de 72 ans au caractère bien trempé, souffrait d’un ulcère à la cheville gauche depuis 6 mois. Tous les jours, sept jours sur sept, ses pansements étaient changés par des infirmières venant à domicile, et toutes les deux semaines, cette personne voyait un phlébologue qui adaptait son traitement. Ces six derniers mois avaient été horribles, aux dires de sa famille; elle s’était même laissé à pleurer en public, ce qui ne lui était arrivé que de très rares fois dans sa vie.

Elle refusa absolument, dans un premier temps, de faire de l’hypnothérapie. ‘C’est du charlatanisme!’ s’était-elle écriée. Merci… Cependant, lorsqu’elle fut enfin disposée à m’entendre -et à m’écouter- je lui demandai: “comment votre vie serait-elle changée si vous n’aviez plus cet ulcère?” Soudainement, elle cessa d’être négative pour m’expliquer que sans cet ulcère, elle pourrait faire ses courses, jardiner, voir ses amies etc etc. Elle me donna une liste longue d’une page… liste largement suffisante pour écrire des suggestions qui seraient implantées dans son subconscient afin de changer son état d’esprit. Elle accepta finalement de faire UNE séance. Bon… C’était mieux que rien, même si, comme je le lui avais dit, le protocole de base était d’un minimum de trois ou quatre séances.

Le jour J, cette dame s’installa, ferma les yeux… et les rouvrit quasiment instantanément après m’avoir laissé prononcer quelques phrases seulement. “Ca ne marche pas votre truc, je suis toujours éveillée.”

Je la rassurai, lui disant qu’elle pouvait garder les yeux ouverts si elle le souhaitait… Elle les referma pour les rouvrir une ou deux minutes plus tard, avec le même commentaire. Je réitérai qu’elle pouvait se laisser aller tout en gardant les yeux ouverts, si tel était son désir… Une demi-heure d’induction plus tard, je vérifiai son état de relaxation, ce que je faisais rarement, mais avec elle, j’en éprouvai le besoin:

  • “Sur une échelle de 0 à 10, 10 représentant un état de relaxation profonde, où êtes vous?”

  • ‘2’

  • “2…???” Je pensais qu’elle n’avait pas compris ma question.

  • “Oui, 2. Je ne suis absolument pas relaxée!”

Bien… Je la rassurai à nouveau, l’emmenai en transe hypnotique plus profonde, devinant bien cependant qu’elle était plus relaxée qu’elle ne voulait l’admettre. Puis je lui “implantai” les suggestions qui devaient faire en sorte qu’elle aille mieux, les prononçant à plusieurs reprises. Et comme on sait que “toute maladie est un message du subconscient” -et que c’était certes le cas de cet ulcère, à savoir une colère non exprimée et gardée à l’intérieur- j’avais également implanté comme suggestion que son subconscient, puisqu’il connaissait l’origine du problème, saurait maintenant le résoudre en 10 jours. Pourquoi 10 jours? Pourquoi pas…?!

Elle s’esclaffa en entendant “10 jours”. Ca faisait 6 mois qu’elle souffrait, c’était absolument impossible, qu’un changement se produise si rapidement. En 2-3 mois, éventuellement. Mais 10 jours???

Je lui expliquai alors que le subconscient était incroyablement puissant et que lorsque l’on parvenait à communiquer avec lui, il était prêt à nous aider, parfois instantanément.

A la fin de la séance, elle reconnut que j’avais une voix très agréable, mais elle doutait vraiment que, agréable ou non, ma voix ait pu changer quoi que ce soit à son ulcère.

Soit… Trois jours plus tard, appris-je par la suite, l’ulcère avait déjà changé d’apparence, commençant à se cicatriser. Dix jours après la séance, il n’y avait plus rien. La peau était belle, légèrement rose foncée. Tous ses doutes et ses a priori s’envolèrent alors subitement, et elle conseilla à toute personne qu’elle rencontrait de faire de l’hypnothérapie!